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Voyage d’étude des apprentis en Licence pro Fromagerie technologie innovation qualité

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• 13/06/2026

Les apprentis en Licence professionnelle Fromagerie technologie innovation qualité, formation déployée en partenariat avec l’Université de Lorraine, promotion 2025/2026 ont découvert des entreprises, le salon du fromage, des Institutions à Paris et en Seine-et-Marne lors de leur voyage d’étude, la semaine 24 du 8 au 12 juin 2026.

Nous tenons à remercier Mme Lenoir-Goux pour l’organisation et la préparation de ce voyage d’études. Cette expérience nous a permis de découvrir différents organismes et entreprises de la filière laitière, présentés dans ce rapport, ainsi que d’approfondir nos connaissances sur leurs missions, leurs enjeux et leur fonctionnement.

Ce voyage a également contribué à enrichir notre réseau professionnel grâce aux nombreux échanges réalisés avec les différents intervenants rencontrés. Ces contacts pourront constituer de précieux atouts pour notre future insertion dans le secteur laitier.

Nous remercions également l’ENILEA campus de Poligny pour nous avoir offert cette opportunité particulièrement enrichissante, tant sur le plan professionnel que personnel.

La promotion Licence professionnelle FromTIQ 2025-2026.

Lundi 8 juin – Maison du Lait (retour par Abdelhamid et Mohamet) :

Nous avons eu l’opportunité de visiter la Maison du Lait, siège du CNIEL (Centre National Interprofessionnel de l’Économie Laitière) à Paris, dans le cadre de notre voyage d’étude. Le service communication nous a accueillis et présenté cet organisme interprofessionnel créé en 1973, qui rassemble les producteurs, les transformateurs et les distributeurs de la filière laitière française. Cette filière représente aujourd’hui près de 42 000 exploitations laitières et constitue le premier secteur agroalimentaire français.

Nous avons ensuite assisté à trois interventions portant sur des thématiques complémentaires.

La première était consacrée à l’économie laitière. Les intervenants ont présenté les grandes tendances du marché mondial, notamment la hausse des prix du lait malgré un contexte de surproduction. Cette situation s’explique par une demande mondiale croissante en protéines et ingrédients laitiers, ainsi que par les conséquences du changement climatique sur les systèmes d’élevage et la production.

La deuxième intervention portait sur les enjeux environnementaux de la filière. Les projets Carbon Dairy et Programme Méthane 2030 nous ont été présentés. Ces initiatives visent notamment à réduire les émissions de méthane de 20 % d’ici 2030, tout en accompagnant les éleveurs dans la transition vers des pratiques plus durables.

Enfin, la troisième intervention concernait la sécurité sanitaire des aliments. Plusieurs sujets ont été abordés, notamment les dangers biologiques et chimiques, la surveillance des maladies animales telles que la dermatose nodulaire contagieuse, les rappels de produits liés aux fromages au lait cru ainsi que les contrôles particulièrement rigoureux appliqués aux poudres de lait infantile.

Mardi 9 juin (matin) – Le Salon du fromage (retour par Lorenza et Ludivine) :

Pour cette matinée nous nous sommes arrêtés à la station porte de Versailles pour accéder à la dernière journée du Salon du fromage. Arrivés dans le bâtiment, nous avons commencé à déambuler au hasard au milieu des stands. Nous y avons goûté toutes sortes de fromages : italiens (gorgonzola, pecorino etc.), grecs, espagnols (Manchego), hollandais, suédois, danois, sans parler des innombrables régions de France. Nous avons par exemple été surpris par des reblochons roses et avons découvert un peu du Pays basque avec l’entreprise Agour. Cette fromagerie nous a fait déguster de l’Ossau-Iraty, fromage AOP de brebis, ainsi que divers produits tels que des tommes aromatisées au piment, ou fumées. Mais le salon du fromage n’a pas été que découverte gustative, il nous a également permis de rencontrer des professionnels intéressés par nos profils, et de pouvoir nous constituer un réseau. Ainsi, nous avons pu collecter des cartes de visites de nombreuses fromageries et certains se sont vu proposer de potentiels offres d’emploi.

Mardi 9 juin (après-midi) – Laiterie la Chapelle (retour par Robin, Célia et Clara) :

Dans le cadre de notre voyage d’étude à Paris, nous avons visité la Laiterie La Chapelle, une fromagerie artisanale située dans le 18ᵉ arrondissement. Créée en 2018, cette entreprise a la particularité de fabriquer et d’affiner ses fromages directement au cœur de la capitale à partir de lait cru issu d’un producteur de lait de vache situé à une trentaine de kilomètres de Paris. Cette démarche s’inscrit dans une logique de circuit court, de transparence et de valorisation d’une production locale.

Lors de cette visite, nous avons découvert le fonctionnement d’une fromagerie urbaine ainsi que les caves d’affinage. La Laiterie La Chapelle développe plusieurs spécialités fromagères (tommes, raclettes en hiver, bleu) portant des noms inspirés du quartier, ainsi que des yaourts et d’autres produits laitiers transformés sur place.

Cette visite nous a permis de mieux comprendre les possibilités offertes par les circuits courts et la transformation laitière artisanale en milieu urbain. Elle a également mis en évidence l’importance de la proximité entre producteurs, transformateurs et consommateurs dans le développement de filières alimentaires locales et durables.

Les responsables de la Laiterie La Chapelle nous ont également présenté leur vision de l’entreprise. Aujourd’hui, ils ne cherchent pas à développer davantage leur commercialisation et ont même été amenés à refuser certains contrats. Cette stratégie s’explique notamment par les contraintes de place auxquelles la fromagerie est confrontée, ne permettant pas d’agrandir les locaux de production. Bien qu’il soit techniquement possible d’augmenter les volumes fabriqués, cela entraînerait une charge de travail supplémentaire pour l’ensemble de l’équipe. Les dirigeants privilégient donc la maîtrise de leur production, la qualité de leurs produits et le maintien d’un équilibre satisfaisant entre vie professionnelle et vie personnelle pour leurs salariés.

Mercredi 10 juin (matin) – Visite de la tour Eiffel (retour par Jerry et Corentin) :

Nous avons effectué la visite de la tour Eiffel dans la matinée du mercredi. Cette visite qui à durée environ 2h nous a permis de visiter tous les étages du monument. Pour petit rappel, la tour Eiffel est un monument emblématique situé dans le 7ème arrondissement de Paris. Inaugurée en 1889 à l’exposition universelle de Paris, elle a été conçue par Gustave Eiffel en 2 ans. Symbole mondial de la France, la tour Eiffel est haute de 330 mètres et accueille plus de 7 millions de visiteurs par an.

Mercredi 10 juin (début après-midi) – Visite de l’Assemblée Nationale (retour par Clara, Célia et Robin) :

Au cours de notre séjour à Paris, nous avons eu l’opportunité de visiter l’Assemblée Nationale en compagnie de Mme Danielle Brulebois, députée du Jura. Cette visite nous a permis de découvrir l’une des principales institutions de la République française et de mieux comprendre son rôle dans l’élaboration des lois ainsi que dans le fonctionnement de la démocratie.

Nous avons parcouru les différents espaces du Palais Bourbon, notamment les salons de réception, la bibliothèque ainsi que plusieurs salles emblématiques du bâtiment. Nous avons également découvert l’histoire de ce palais, construit au XVIIIᵉ siècle pour Louise-Françoise de Bourbon, fille illégitime du roi Louis XIV. Les explications fournies tout au long de la visite nous ont permis d’en apprendre davantage sur l’histoire de l’institution, son architecture et le travail quotidien des députés.

Cette rencontre a également été l’occasion d’échanger avec notre députée sur son parcours, ses missions et les enjeux de son mandat. Nous avons également pu discuter avec son collaborateur parlementaire et sa stagiaire, ce qui nous a permis de mieux comprendre l’organisation et le fonctionnement d’une équipe parlementaire. Ces échanges ont rendu la visite particulièrement enrichissante et concrète en nous offrant un aperçu du fonctionnement de la vie politique et législative.

Nous remercions chaleureusement Mme Brulebois pour son accueil, sa disponibilité et le temps qu’elle nous a consacré. Cette visite s’est conclue dans une ambiance conviviale avec quelques souvenirs offerts aux participants, venant clôturer agréablement cette découverte de l’Assemblée Nationale.

Mercredi 10 juin (fin d’après-midi) – Visite de Notre-Dame de Paris (retour par Corentin) :

La cathédrale Notre-Dame de Paris est un monument emblématique de la France situé au cœur de Paris. Construite à partir de 1163, elle représente l’un des plus beaux exemples de l’architecture gothique. Elle est célèbre pour ses grandes tours, ses rosaces et ses vitraux remarquables. Pendant des siècles, elle a accueilli de nombreux événements religieux et historiques. Sa renommée a été renforcée par le roman Notre-Dame de Paris de Victor Hugo. En avril 2019, un incendie a gravement endommagé sa toiture et sa flèche. D’importants travaux de restauration ont alors été entrepris. La cathédrale a retrouvé son éclat grâce aux efforts de nombreux artisans. Elle attire chaque année des millions de visiteurs du monde entier. Notre-Dame demeure un symbole fort de l’histoire et du patrimoine français.

Jeudi 11 juin (matin) – Société Lallemand (retour par Célia, Robin et Clara) :

Dans le cadre de notre formation, nous avons réalisé une visite du site Lallemand de La Ferté-sous-Jouarre. Lallemand est un groupe international d’origine canadienne, fondé à la fin du XIXe siècle. Le groupe a débuté dans le développement de levures pour la boulangerie, puis s’est spécialisé dans le développement, la production et la commercialisation de microorganismes (levures, bactéries, moisissures) pour de nombreux secteurs, dont l’industrie laitière. Il compte aujourd’hui plus de 5 500 employés et possède de nombreux sites de production à l’échelle mondiale.

Nous avons également découvert Lallemand Specialty Cultures (LSC), une entité dédiée aux cultures pour l’agroalimentaire (produits laitiers, viande, alternatives végétales), proposant des solutions visant à améliorer la texture, les arômes et la bioprotection des aliments. Cette unité d’affaires représente 80 salariés au total, c’est la plus petite unité d’affaires du groupe LALLEMAND.

Lors de la visite, nous avons observé l’atelier fermentation, basé sur la multiplication de souches pures en plusieurs étapes (pré-cultures puis fermentation en fermenteurs), avec un contrôle strict des paramètres (température, pH, agitation). La production se termine par l’extraction et la lyophilisation, étape clé pour stabiliser les ferments.

Une formation sur les boîtes de Pétri nous a permis d’étudier différentes flores fromagères (levures, moisissures, bactéries) et d’en analyser les caractéristiques de développement et leurs impacts sensoriels.

Enfin, une présentation des solutions de bioprotection a été réalisée, notamment LALCULT® PROTECT LC1, culture à base de Carnobacterium maltaromaticum permettant d’inhiber Listeria monocytogenes, et LALCULT® PROTECT MC1 pour le contrôle des levures et moisissures indésirables. Ces solutions s’inscrivent dans une démarche de sécurisation microbiologique tout en ayant un impact limité sur les propriétés technologiques et sensorielles des fromages.

Jeudi 11 juin (après-midi) – Visite de l’entreprise Wimbée (retour par Gabin) :

Wimbée est une entreprise française qui se consacre à la conception, au développement et à la fabrication de solutions d’emballage en carton et en plastique, ciblant les professionnels de l’industrie. Créée en 1924, cette entreprise familiale, située en Seine-et-Marne, bénéficie de près d’un siècle d’expérience et de savoir-faire dans les domaines du cartonnage, du thermoformage, ainsi que dans la production de couvercles, de capots et d’emballages techniques sur mesure.

L’entreprise soutient ses clients dans divers secteurs, tels que l’agroalimentaire, l’automobile, la logistique et les grandes surfaces de consommation. Grâce à une forte capacité d’innovation, Wimbée propose des solutions personnalisées, en mettant l’accent sur la qualité, la protection des produits et l’optimisation des coûts.

Étant consciente des enjeux environnementaux, Wimbée adopte également une approche de développement durable en utilisant des matériaux recyclables, en misant exclusivement sur le carton et en abandonnant le plastique tout en améliorant continuellement ses procédés de fabrication.

Aujourd’hui, Wimbée vend ses produits en France et à l’étranger notamment aux États Unis, ce qui lui permet de se démarquer en tant qu’acteur reconnu dans le secteur de l’emballage industriel.

Vendredi 12 juin (matin) – Visite de la Ferme de la Tremblaye (retour par Robin, Célia, Clara, et Vincent) :

La Ferme de la Tremblaye est une exploitation agricole dite agroécologique. C’est-à-dire qu’elle produit des denrées alimentaires tout en respectant l’environnement, les hommes qui y travaillent et les animaux qui s’y trouvent. Elle emploie 30 personnes à la laiterie et 40 personnes sur l’élevage.

Historique :

  • 1967 : création de l’exploitation (céréales et élevage bovin)
  • 1980 : création de la fromagerie
  • 2000 : création de l’atelier chèvres laitières
  • 2010 : installation d’une chaudière à bois
  • 2012 : installation d’un méthaniseur

Laiterie :

Chaque année, la laiterie transforme 2 750 000 litres de lait dont 70% en lait de vache et 30% en lait de chèvre. De légers achats de lait sont réalisés pour garantir la production de fromages.

Les produits réalisés sont exportés partout à travers le monde, notamment aux Etats-Unis (30%).

Les produits sont soumis aux normes ISO 14001 et ISO 22000.

Ils fabriquent des fromages à pâte molle en bassine (brie, camembert), des fromages à pâte persillée en cuve (innovation datant de 2022) à partir de lait de vache ou de chèvre et des yaourts avec le lait de Jersiaise.

Elevage :

La ferme est constituée de deux troupeaux laitiers :

Un troupeau de 550 chèvres, principalement de race Alpine, avec également des Murciana-Granadina, des chèvres rustiques originaires d’Espagne.

La traite des chèvres est effectuée deux fois par jour à l’aide d’une salle de traite rotative (roto). Ils souhaitent changer l’installation de traite afin de réduire le temps de traite à 1h30 car le temps de traite actuel est de 3h avec un roto 32 places.

Un troupeau de 180 vaches de race Prim’Holstein ⅔ et Jersiaise ⅓ .

La traite est effectuée deux fois par jour (6h et 15h30) à l’aide de six robots de traite. Le rythme est de 40 VL par heure. Les vaches sont amenées dans l’aire d’attente par le salarié agricole, puis la traite se déroule automatiquement grâce aux robots. Le robot est nettoyé deux fois par jour après chaque traite.

Il y a un également un petit troupeau de vache allaitante de race Angus afin d’approvisionner la boutique de la ferme.

Agro-écologie :

La ferme de la Tremblaye s’inspire du fonctionnement naturel de la forêt et favorise la biodiversité. Elle met en place des pratiques respectueuses des sols (semis direct, pâturage tournant, plantation de haies, installation de ruches) et vise l’autonomie alimentaire grâce à ses 240 ha de prairie, luzerne et cultures céréalières.

Elle cherche également à être autonome en énergie grâce à une chaudière à bois, alimentée par la coupe des arbres issus de sa forêt de 260 ha. Cette coupe est réalisée de manière raisonnée afin de préserver l’équilibre de la forêt. Enfin, la ferme valorise ses déchets via le méthaniseur (notamment le sérum de la fromagerie).

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